opendata.swiss! Et après?

opendata.swiss! Et après? C’est avec ce titre que j’ai présenté l’état des activités du projet de mise en œuvre de la Stratégie Open Government Data Suisse lors de la conférence annuelle opendata.ch en juin dernier à Lausanne. Où en est-on de cette mise en œuvre et quels sont les défis qui sont encore devant nous?

Depuis janvier 2015, les Archives fédérales suisses (AFS) sont responsables de la gestion du projet de mise en œuvre de la stratégie Open Government Data Suisse de la Confédération. Une telle activité s’inscrit dans leur volonté de mettre à disposition leur savoir-faire pour la présentation d’informations hétérogènes, d’expérimenter de nouvelles formes de communication d’informations (tendance vers une infrastructure informationnelle) et, en même temps, d’approfondir leurs connaissances sur les données actuelles qui seront les archives de demain.

opendata.swiss! Et après? Ces quelques mots résument toujours aussi bien la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement. D’abord « opendata.swiss » qui est la partie la plus visible du travail réalisé depuis octobre 2013, date du lancement officiel du projet OGD Suisse. Disposer d’un portail web à la hauteur de nos attentes et reprenant les standards internationaux méritait bien une exclamation de satisfaction.

Puis, « Et après » ponctué d’un point d’interrogation nous permet d’ouvrir la discussion sur ce qui reste encore à faire pour que la Stratégie OGD Suisse puisse être qualifiée fin 2018 de succès. Le portail n’est qu’une mesure parmi de nombreuses autres qui ont été définies et sur lesquelles nous devons encore travailler pour atteindre nos objectifs.

Reprenons les choses dans l’ordre et autorisons-nous d’abord un petit bilan après dix mois d’exploitation de opendata.swiss.

Deux indicateurs sont très réjouissants dans l’évolution qu’ils affichent. Le premier est en lien avec le nombre d’organisations. Lors du lancement, 17 organisations étaient présentes et actuellement elles s’élèvent à 28. On y trouve des offices de l’administration fédérale, des services des administrations cantonales ou communales ainsi que des entreprises ayant un mandat public. Cette dynamique est très importante car elle figurait dans nos priorités pour le développement du portail. La solution devait garantir une configuration simple et rapide de nouvelles organisations sur le portail. Aujourd’hui, ce but est atteint puisque cette démarche se fait en quelques minutes et ne nécessite que quelques heures d’apprentissage et d’expérimentation sur le portail de test pour un responsable local de l’organisation.

Le 2ème indicateur est le nombre de jeux de données qui a presque triplé durant ces dix mois : de 704 à 2050. Nous profitons ici très clairement d’une excellente collaboration avec swisstopo qui a défini un attribut « opendata » permettant à chaque contributeur de geocat d’étiqueter les jeux de données car- tographiques qui sont candidats à une publication sur opendata.swiss. L’investissement dans cette catégorie de données est minimal et permet ainsi d’offrir une distinction simple entre données libres et données soumises à des restrictions d’utilisation.

Cependant avec 28 organisations et 2’000 jeux de données, nous sommes loin d’avoir épuisé le potentiel de l’administration fédérale dans ce domaine et, a fortiori, de l’ensemble des administrations suisses. Afin de renforcer la dynamique de publication déjà bien enclenchée, la promotion de OGD Suisse auprès de tous les étages des administrations suisses est donc une priorité pour 2017.

Plusieurs initiatives ont été lancées afin d’atteindre ces différents acteurs et de les convaincre d’adhérer à cette stratégie.

Par exemple, en janvier, nous effectuerons un nouvel inventaire au sein des différentes unités administratives de l’administration fédérale. L’ensemble des données de la Confédération doit être systématiquement recensé, que leur publication sous forme de données ouvertes soit déjà autorisée ou non. Le but de cet inventaire est d’offrir une vue d’ensemble qui servira ensuite de base pour élaborer une politique des données, mais aussi afin d’encourager le développement de l’offre disponible sur opendata.swiss. Par ailleurs, la procédure d’inventoriage sera mise à disposition des cantons et des communes qui pourront, s’ils le souhaitent, l’adapter et l’appliquer à leur échelle.

Une autre initiative mise sur pied en 2016 et poursuivie en 2017, consiste à inviter les acteurs (contributeurs et utilisateurs) concernés par un thème particulier à participer à des tables rondes. Ainsi, lors de la deuxième table ronde OGD du 26 octobre dernier, plus de 20 participants ont pris part à un débat animé sur les données en lien avec l’alimentation, l’intérêt qu’elles pourraient susciter auprès du public et comment les rendre accessibles.

L’évolution des fonctions du portail est aussi un sujet de discussion entre les AFS et l’ensemble des contributeurs actuels qui se réunissent régulièrement pour faire le point sur leurs souhaits et leurs besoins. La prochaine évolution du portail offrira des possibilités d’interaction entre contributeurs et utilisateurs mais aussi entre utilisateurs. Ainsi l’aspect communautaire – très fort dans le milieu OGD – pourra s’appuyer sur opendata.swiss pour créer cette dynamique d’échange utile au succès de ce projet.

Un des grands défis pour 2017 et les années suivantes est de faire évoluer la technique de publication des données. Si notre priorité reste d’avoir des données publiées « quelque soit le format », il n’en demeure pas moins que le choix du format de données est un critère de succès pour leur utilisation par des tiers. Nous axons notre stratégie sur l’utilisation du Linked Data comme technologie optimale de publication de sources de données multiples et hétérogènes. Ainsi la solution Lindas, développée par le SECO, fait maintenant partie de l’offre OGD et de nombreuses actions vont être entreprises pour en faire la promotion auprès des administrations suisses.

2017 va donc être l’année de la consolidation pour le projet OGD Suisse. La base est solide et les défis à relever sont encore importants. Mais surtout, ils sont passionnants.


Link:
www.opendata.swiss

AUTOR/AUTORIN: Jean-Luc Cochard

Seit mehr als drei Jahren arbeite ich beim Schweizerischen Bundesarchiv als Mitglied der Geschäftsleitung und Leiterin der Abteilung Informationstechnologie. Als gelernter Mathematiker-Ingenieur und promovierter Informatiker der EPFL habe ich viele Jahre in verschiedenen Forschungszentren in der Schweiz und im Ausland gearbeitet. Danach übernahm ich Management-, Vertriebs- und Führungsaufgaben in mehreren Unternehmen, die in den Bereichen Telekommunikation, IT und Mikroelektronik tätig sind. Ich betreue unter anderem die OGD- und Linked Data-Aktivitäten bei AFS.

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